Les outils...

Ces sculptures vous intriguent ? Vous vous demandez de quelle façon elles ont été conçues ? cette page vous raconte comment elles prennent vie dans les mains d'Alexandre.

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Le marteau & l'enclume :

Une bonne dizaine de marteaux de différentes formes sont utilisés pour battre et tordre la tôle d’acier. Ils ont chacun leur utilité en fonction de leur poids, de leur forme (arrondie, pointue, plate, allongée), de leur matière dure (acier) ou douce (cuivre, caoutchouc) pour ne pas marquer la tôle.
Le marteau frappe la tôle sur une enclume d’acier très lourde et donc très stable. Ces outils étaient déjà utilisés par les forgerons d’autrefois, et la façon de s’en servir n’a guère changé depuis.

La meuleuse :
C’est devenu un outil indispensable dans l’atelier du sculpteur. Leur faible poids, leur maniabilité ainsi que la très grande variété de disques abrasifs disponibles permettent d’éroder les pièces de métal avec beaucoup de facilité. Alexandre dispose maintenant d’un bel assortiment, ce qui lui permet de ne pas avoir à changer les disques à chaque nouvelle opération.

La cisaille :
En actionnant leurs bras qui démultiplient la force, elles agissent comme une paire de ciseaux qui découperait la tôle comme du papier. Un papier en acier inoxydable de 4 millimètres d’épaisseur quand même !

La tronçonneuse :
Elle permet de débiter des barres de métal de section plus grande, de façon assez précise.

La presse :
Elle permet de jouer avec des plaques de tôle très épaisses en leur faisant subir des pressions de plusieurs tonnes. Une bille d’acier ainsi pressée sur une plaque formera en « douceur » l’oeil de bien des animaux de la galerie.

Le poste à souder :
Il permet de coller deux plaques de métal en les chauffant à très haute température grâce à un arc électrique et en ajoutant un métal de même composition, ceci sous l’action d’un gaz favorisant la fusion : l'argon.
L’arc électrique étant très nocif pour les yeux, un masque adapté est indispensable pour la soudure.

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Et... la matière ! 

Le lien ci-dessous est issu de la partie éducative du site de la Fédération Française de l'Acier. Il est très instructif.

L'acier

Acier

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Technique

L'idée, l'inspiration

Là, il n’y a pas vraiment de méthode, c’est le côté artistique qui guide le sculpteur

L'esquisse :
C’est toujours comme cela que la sculpture se concrétise.
Un crayon et une plaque de carton qui permettent de dessiner une silhouette grandeur nature (de la taille de la future sculpture). Ainsi, tout au long de la construction, les dimensions de la pièce seront vérifiées et comparées à celles de l’esquisse. Ce dessin ne naît jamais d’un seul coup. Il faut parfois plusieurs jours ou semaines avant que ce « plan « soit terminé.
(Voir autres photos dans la page atelier)

Le point de départ :
Il faut bien commencer par quelque chose, et c’est toujours une partie maîtresse de la sculpture qui est choisie. Pour les animaux, c’est toujours par la tête que le sculpteur démarre son travail. 

L'armature, le squelette
Une fois que le "ton" est donné, il faut constituer le squelette de la pièce. C’est autant pour conserver la taille et la silhouette de la sculpture que pour en assurer une structure suffisamment solide que le sculpteur procède ainsi.
Il assemble des barres ou des plaques plus épaisses pour garder une meilleure rigidité. Cette opération est capitale car sous l’action des très hautes températures de soudage des plaques périphériques, cette structure pourrait se déformer.

L'habillage
Découpe
A l’aide de la cisaille ou de la tronçonneuse, des plaques ou des barres de métal sont découpées à la bonne dimension.

Mise en forme
Ces tôles sont travaillées au marteau sur l’enclume, ou à l’aide de la presse.

Pointage
On fixe les pièces les unes aux autres à l’aide de pinces étaux ou de serre-joints de façon à pouvoir les coller par petits « points » de soudures.

Soudage
Une fois pointées les deux pièces sont prêtes pour être entièrement jointes par un cordon de soudure.

Meulage
Les soudures qui assemblent ces plaques sont ensuite meulées de façon à donner une surface la plus lisse possible. Après le meulage, on ne distingue plus du tout la soudure.

Polissage
A l’aide d’une machine qui tourne très vite, on polit la surface de la pièce en lui appliquant des papiers abrasifs de plus en plus fin, jusqu'à utiliser des disques de cotons dont la douceur rendront la sculpture parfaitement polie, comme un miroir.

Les fils recourbés
Certaines pièces sont destinées à être accrochées au mur. Elles sont constituées de fil d’acier inoxydable qui a été courbé et soudé pour former les contours d’un dessin.

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Atelier ...

Le moins que l’on puisse dire est que l’atelier d’Alexandre est bien rempli.

On y trouve déjà un grand nombre de machines et d’outils nécessaires au travail du métal. Ensuite sont rangés les différents matériaux utilisés, plaques, barres, chutes de découpes (tout se réutilise) que seul Alexandre sait retrouver dans ses dizaines de boîtes et d’étagères.
Enfin, l’établi sur lequel trône le vieil étau de forgeron contient une belle quantité d’outils, et il n’est pas rare d’y trouver une ébauche de sculpture qui attend son heure

Certes, à la longue, il arrive que l’atelier tourne au capharnaüm et Alexandre, avec patience entreprend de le ranger. Mais cela ne dure pas longtemps, l’esprit créatif reprenant le dessus !

On note aussi que les murs et les étagères sont recouverts de grand cartons où sont dessinés les silhouettes des sculptures d’Alexandre.
Certaines ont souvent servi lors de la création des sculptures (voir § Technique), mais d’autres dessinées depuis longtemps sont restées là et attendent que les mains du sculpteur leur donnent vie, un jour peut-être ?

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...et Salles d'exposition

Depuis les quelques sculptures des débuts, Alexandre finissait par "entasser" par dizaines, les pièces dans son atelier, accumulant la poussière et risquant de recevoir des chocs ou des étincelles de soudure ou de meulage. Il a donc décidé d’organiser un petit coin de son atelier en Salle d’exposition.

Ce n’est pas une grande pièce, plutôt une vitrine, où sont regroupées toutes ses compositions. C’est ainsi plus agréable pour Alexandre qui prend plaisir à montrer aux visiteurs les oeuvres qu’ils sont venus admirer. Cette pièce étant judicieusement vitrée, il peut à loisir contempler ses sculptures tout en travaillant à ses prochaines créations.

Mais à l’heure d’Internet, une nouvelle galerie, virtuelle cette fois, s’est ouverte sur le site que vous consultez (www.atelieralexandre.net).
Alexandre vous souhaite une belle visite.

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Les Supports

La plupart des sculptures composées par Alexandre sont des oiseaux. Ce n’est pas un hasard, car comme on le précise dans la page Alexandre/Passions, c’est un de ses centres d’intérêt. Dans l’Oiseau, il voit le symbole de l’équilibre, de la pureté, et rien ne le ravit tant que de pouvoir l’observer en vol. Seulement voilà, lorsqu’il entreprend de le figer dans le métal, ... l’oiseau ne tient pas en l’air ! Il lui faut alors imaginer un support pour que la sculpture puisse garder « la pose », un support suffisamment discret pour ne pas dénaturer le sujet.

L'idée de la sculpture

Il est impensable pour le sculpteur de concevoir un socle qui ne conserverait pas l’idée de la sculpture. Comme cela a été le cas pour la mouette en vol, Il préfère la laisser sans support pendant de longs mois, le temps de trouver l’idée qui lui permettra de la mettre en valeur.

Suivant les cas, il veut respecter certains thèmes :

Le Vol
- Vitesse : Pour conserver l’idée de vitesse dans le vol du canard, on observe que son socle est constitué d’un barre rectiligne


- L'envol: Sur les eaux calmes du lac, le cygne prend son envol. Il a fallu réussir à faire tenir une pièce de cette taille (assez lourde) par le seul contact des deux pattes palmées qui effleurent encore l’eau.


- Le vol : Lorsque l’oiseau plane comme la mouette et le vautour, il faut imaginer un support discret


- Le « posé » : La Mouette au galet se pose délicatement. La rondeur de la pierre, polie elle aussi, complète l’impression de perfection qui se dégage de l’ensemble.

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L'eau :

Avec du métal, matière si dure, il faut faire preuve d’imagination pour restituer l’illusion du liquide.
- les vagues : le petit dauphin jaillit des vagues
- le sillage de l'ibis est constitué par une plaque de verre dont les bords ont été rognés

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Le mouvement :

Parfois c’est un geste ou un mouvement que l’on veut représenter :
-Le Gantelet semble faire un moulinet
-L’hélicoptère donne l’impression de décoller avec son hélice qui se visse dans l’air

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L'équilibre :

- l'échasse est en équilibre sur un pied
- le passereau se balance sur une tige représentant une branche

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Les différentes sortes de supports 

L'arbre : l'aigle, Le pic-vert, la sittelle, le vautour

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Minéral : comme dans la nature : la mouette, le martin pêcheur, l'échasse, le faisan, le héron, le rouge-gorge, la pie, le pingouin

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Sur l'eau : l’échasse (eau), la sterne, le cygne, l'ibis

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En équilibre, mobile : Le roitelet, le passereau

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Les cerceaux : les canards, le dauphin, l'hélicoptère, l'oiseau doré, le trophée

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Pas de socle, sur leurs pattes : Butor, rapace, chevrette, oiseau fou, parades, Poule & poussins

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Au mur : Oiseau liberté, colombe, Cor des Alpes, toilette du cygne

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